Des pages à l’écran: Shadowhunters

Je vous retrouve aujourd’hui pour partager avec vous mes impressions sur Shadowhunters, l’adaptation par Freeform de la série littéraire The Mortal Instruments écrite par Cassandra Clare.

J’ai longtemps hésité à faire cet article, tout simple parce que j’ai un peu de mal à savoir ce que je pense de cette adaptation et parce que mon jugement est loin d’être impartial vu mon amour de ces livres. Dans l’ensemble j’ai trouvé la série moyenne et mon problème principal avec cette série repose sur deux éléments. D’une part, j’ai eu l’impression que la série s’était faite dans la précipitation, que les studios se sont empressés de sortir le bébé avant que les fans n’oublient et passent à autre choses. De l’autre, un problème plus lié à la chaîne sur laquelle est diffusée la série, et donc en conséquence le public visé: Freeform (anciennement ABC Family) est une chaîne très axée jeunesse et cela s’est ressentit dans la série. Mais je reviendrais sur tout ça par la suite. 

 Commençons par le commencement, Shadowhunters c’est quoi ? C’est l’adaptation des romans de Cassandra Clare The Mortal Instruments, qui suit Clary un jeune fille qui découvre qu’elle n’est pas ce qu’elle croyait être le jour où sa mère est kidnappé. Clary est en effet une Chasseuse D’Ombre (une Shadowhunter en VO), un mélange d’être humain et d’ange dont le rôle est de protéger la terre des démons et autres créatures de l’ombre. Elle rencontre Jace, Alec et Isabelle des Shadowhunters de l’Institut New-Yorkais et découvre, accompagnée de son meilleur ami Simon, ce monde dont elle n’avait jamais entendu parler. Voilà pour le pitch, dans les grandes lignes. Maintenant en ce qui concerne la série, la première saison a été diffusée entre Janvier et Avril dernier et était composée de 13 épisodes. Si cela vous intéresse, elle est disponible en intégralité sur Netflix en VOST ou en VF.

 Dans l’ensemble la saison 1 suit l’arc narratif du premier livre, mais elle emprunte aussi certains événements aux autres livres de la série et apporte également ses propres éléments. En soit, cela ne me pose pas de problème mais certains éléments originaux me semblent un peu gros et pas assez réfléchit. Et c’est là qu’on revient sur mon impression d’une série faite précipitamment: j’ai eu plusieurs fois l’impression que les auteurs voulait aller d’un point A à un point B et prenaient pour cela la route la plus rapide, celle qui les arrangeaient. Et peu importe si sur l’ensemble on perd en cohérence. Un exemple, qui ne spoile pas trop: on voit par moment les personnages utiliser une runes leur permettant de changer d’apparence, et qui n’existe pas dans les livres. Mais l’utilisation de cette rune revient uniquement au moment opportun pour faire avancer un élément de l’histoire et non au moment où il semblerait cohérent de l’utiliser. Cette rune devient un MacGuffin (un prétexte au développement du scénario) utilisé sans aucune subtilité, qu’on voit venir de loin.
Autre élément qui semble aller dans le sens d’une série faite trop rapidement: dans les premiers épisodes le jeu d’acteur est loin d’être au top. Dans le cas des deux personnages principaux, on peut même dire que c’est mauvais, ce qui est dommage. Mais au fur et à mesure des épisodes ils s’améliorent clairement, comme si au commencement ils n’avaient pas eu le temps de connaître leur personnage et de rentrer dans le rôle. Pendant qu’on est sur le sujet des acteurs, je dois quand même dire que je suis dans l’ensemble très satisfaite du casting, bien plus que je ne l’étais lors du film. 

Enfin on arrive au problème du public visé et du “fan service”. Ce que j’appelle le “fan service”, c’est vouloir faire plaisir aux fans des livres à tout prix. Dit comme ça on peut penser que c’est plutôt une bonne chose. Et oui c’est une bonne idée, mais tout est dans le dosage. J’adore quand dans un épisode je repère des clins d’œil aux livres, qu’il s’agisse d’une phrase directement tirée des romans ou de références à des lieux et personnages que les lecteurs connaissent. Il y a eu énormément de cela dans Shadowhunter et j’ai adoré. Mais à trop vouloir en faire on tombe dans le cliché. Ainsi les scénaristes sont très conscients que les différents couples ont une place importante dans les romans et dans le cœur des fans. Notamment le couple formé par Alec et Magnus (AKA Malec), que les fans adorent. Mais une des raisons qui font qu’on aime ce couple c’est qu’on la vu naître, évoluer doucement. Lorsque l’on rencontre Alec dans les livres il est excessivement renfermé et dans le déni par rapport à ses sentiments et à son orientation sexuelle. C’est grâce à Magnus qu’il s’épanouit peu à peu. Alors que dans la série il semblerait que les auteurs se soient dit “ils aiment Malec? On va leur en donner !”, ce qui ce traduit pas une histoire qui va bien trop vite et qui fait très fausse et forcée. Encore une fois, c’est dommage. 
Enfin, pour revenir sur le problème de l’audience visée je dois dire que j‘ai plusieurs fois grincé des dents devant des dialogues ultra mielleux et des scènes “romantiques” pas naturelles du tout. Particulièrement quand il s’agissait de Clary et Jace car les dialogues pas fameux se rajoutent à un jeu d’acteur bancal. Je comprends que la plus grande partie de l’audience de Freeform soit jeune mais est-ce vraiment une raison pour nous balancer autant de niaiseries ? Non. Heureusement vers la fin de la saison les dialogues me donnaient beaucoup moins d’urticaire, j’ai donc bon espoir pour la suite.

La suite justement, c’est une deuxième saison probablement à l’hiver prochain. En effet, Shadowhunters a, malgré les critiques, fait d’excellentes audiences pour une chaîne câblée et est devenu l’un des tops shows de la chaîne. Ce que cela signifie c’est que la saison deux verra son budget augmenter considérablement, l’occasion de revoir les effets spéciaux qui laissaient à désirer. J’ai beaucoup d’espoir pour cette deuxième saison, puisque dès la fin de cette saison j’ai constaté une belle amélioration et j’espère que cela se concrétisera dans la seconde saison. De plus, Cassandra Clare a annoncé qu’elle aura un rôle beaucoup plus important dans la deuxième saison et a déjà rencontré l’équipe de production pour préparer cette prochaine saison.

Et vous avez-vous vu Shadowhunters? Qu’en avez-vous pensé ?  

Bonnes Lectures,
Gaëlle

Des pages à l’écran: Divergente 3

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Il y a peu, j’ai été au cinéma pour découvrir “Divergente 3: Au Delà du Mur“, adaptation du troisième roman de la trilogie littéraire du même nom. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne m’a pas laissé indifférente, alors parlons-en !

Tout d’abord, histoire que les choses soient claires, je vais ici vous parler du dernier film et de celui ci uniquement. En effet je n’ai pas revu les deux premiers volets depuis leurs sorties au cinéma (ce qui est déjà un bon indicateur de mon point de vu sur ces adaptations) et je serais donc incapable de vous en parler en détails. Sachez simplement que j’avais vraiment bien aimé le premier et que le second m’a donné envie de m’arracher les yeux. Voilà. 
C’est donc presque à reculons et avec des attentes plus que basses que je suis aller voir Divergente 3. Et bien ma foi… on a tout de même évité le pire, je dirais même que c’était pas si mal. J’ai, certes, un peu grincé des dents par moment mais je n’ai pas atteint le niveau d’énervement provoqué par le deuxième film et en soit c’est déjà une victoire. Je pense que cela est en partie dû au fait que lors de mon visionnage du deuxième tome j’avais encore de grandes attentes pour cette saga au cinéma. Alors qu’en allant voir le trois je m’attendais au pire. Si je devais résumer mon expérience avec Divergente 3 je dirais que c’est un bon film de divertissement mais une adaptation médiocre. 
Pour rentrer un peu plus dans le détails, commençons par le positif. Comme depuis le début je reste ultra fan du casting qui est composé à la fois d’acteurs talentueux et qui corrspondent aux personnages comme on peut les avoir imaginé en lisant les livres. Mention spéciale à Miles Teller que j’aime énormément et qui apporte beaucoup au film, notamment en terme d’humour et de sarcasme. Les performances de Theo James et Shailene Woodley restent également impeccables. C’est peut être là le seul élément réellement fidèle au livre: les personnages et leur relations.
J’ai également beaucoup aimé les scènes d’action et plus particulièrement l’ajout de disques contrôlés par les personnages qui apportent un rythme et des plans très appréciables. En revanche c’est probablement le seul élément de l’aspect visuel ultra futuriste que j’ai apprécié. En effet, même si je m’y attendait après avoir vu le deuxième volet et les bandes annonces, cet aspect ultra futuriste, très science ficiton et voyage sur Mars ne me plait pas du tout, mais alors pas du tout. Je trouve que cela ne retranscrit pas l’ambiance des livres et à plusieurs reprises je me suis demandé si je regardais vraiment Divergente 3. 
Cela m’a particulièrement frappé durant les scènes à l’aéroport O’Hare parce que je connais cet aéroport pour y être allé plusieurs fois, et que c’est un lieu central dans le troisième livre mais là on ne le retrouve pas. Ou plutôt si on le retrouve, dans une unique scène. Et c’est peut être ça qui m’a le plus dérangé c’est qu’au beau milieu du film et en plein cœur du “Centre pour le bien être génétique” on a une scène avec un visuel correspondant à ce qu’aurait du être l’esthétique de l’intégralité du centre. Une seule scène en cohérence visuelle avec le livre et on retourne dans le futur ultra épuré et très science fiction. Ça n’a aucun sens, mais passons.
Enfin, l’élément le plus important: l’histoire, la ligne narrative. Ici j’ai des sentiments assez partagés. j’ai trouvé que l’histoire était plus respectée que lors du deuxième film mais je reste relativement perplexe. Je m’explique, j’ai la sensation que les auteurs du scénario n’ont pas lu le livre mais simplement un résumé détaillé. Alors oui, j’ai pleinement conscience que lors d’adaptation au cinéma des coupures et modifications doivent être faites et même si je le regrette je n’en tiens pas rigueur au film tant que cela ne compromet pas la cohérence de l’histoire. Pour autant je ressort du film avec l’impression qu’il me manque quelque chose.
En revanche quand j’évoquais ma perplexité devant les choix narratifs pour ce troisième opus cela concerne plutôt la suite. Sans rentrer dans les détails ni spoiler quoi que ce soit, disons simplement qu’à la fin de Divergente 3 le film a couvert 90% du troisième livre. Certes on a laissé de côté certains passages et événements mais  dans l’ensemble le plus gros y est. La seul chose qui manque c’est la conclusion, et quand je dis la conclusion je veux vraiment dire la fin, soit environ une cinquantaine de pages. Ma question est donc que vont-ils bien pouvoir faire dans le quatrième opus ? Et cela confirme bien ma première idée que la division du tome trois en deux films ne servait à rien. D’une certaine façon ce quatrième film ressemblera surement plus à un tome 4 complètement nouveau qu’au tome 3 partie deux. Mais qui sait, sans livre au quel le comparer peut être réussirais-je à vraiment apprécier ce film. Tout ce que j’espère c’est qu’un certain élément de la fin sera bien conservé et que le quatrième film fera honneur à la fin de cette  trilogie qui n’a laissé personne indifférent.

En conclusion, sans aller jusqu’à dire que j’ai aimé “Divergente 3: Au Delà du Mur”, je peux sans mentir dire qu’il m’a surpris et a dépassé mes attentes. J’irai évidement voir la conclusion de cette série au cinéma et je suis sûre qu’on aura l’occasion d’en reparler. Et vous, avez-vous vu Divergente 3? Qu’en avez-vous pensé ? 

Bonnes Lectures,
Gaëlle

Des pages à l’écran: Hunger Games

La semaine dernière j’ai pu découvrir le quatrième et dernier film Hunger Games qui conclut donc au cinéma cette adaptation de la trilogie de Suzanne Collins. C’est pour moi l’occasion de revenir sur cette série littéraire que j’aime énormément ainsi que sur l’intégralité de son adaptation cinématographique.

Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de revenir sur les grandes lignes de l’histoire, si vous ne connaissez pas déjà, Wikipédia fait ça très bien. Mais, sachez qu’Hunger Games c’est la série qui m’a fait découvrir et aimé le genre de la dystopie, et c’est une série littéraire que j’avais entièrement lu avant sa sortie sur le grand écran. Autant dire que j’attendais beaucoup de l’adaptation au cinéma de la trilogie. Et je n’ai jamais été déçue.

Après avoir vu nombreuses de mes lectures adaptées, avec plus ou moins de succès, l’adaptation du premier volet fut une très très bonne surprise. J’avais été emballée par le casting, par la fidélité de l’adaptation, par l’ambiance sombre qui ressortait à l’écran et même par la bande son ! Par la suite, le second film était également un succès à mes yeux et est probablement mon volet préféré, tant à l’écrit qu’à l’écran.

Arrive ensuite le troisième volet, pour lequel j’étais assez septique. En effet, le troisième tome est de loin celui que j’apprécie le moins dans la trilogie, notamment car la première moitié est très longue et assez plate. Alors à l’idée de voir ce dernier tome, que je trouvais un peu faible, couper en deux j’avais de grands doutes. Mais les scénaristes ont réussi le tour de force de me faire aimer le film (La Révolte Partie 1) bien plus que le roman. Enfin, le quatrième film sorti mercredi dernier a, pour moi, très joliment clôturé la série sur grand écran. Je regrette seulement quelques longueurs sur la dernière demi-heure du film, qui sont pour moi la conséquence de cette fameuse coupure en deux du final qu’Hollywood aime tant.

Je le disais plus haut, coté adaptation de roman sur le grand écran on a du bon, même du très bon, et aussi du très décevant. Pour moi si Hunger Games fait partie du haut du panier c’est avant tout grâce au scénario. Car les auteurs sont restés fidèles à l’oeuvre original mais ont également pris des libertés qui apportent plus à l’histoire. Là où le lecteur est “limité” au point de vu de Katniss, le spectateur voit l’envers du décor. L’histoire n’en est que plus intéressante. De la même façon, en nous montrant la révolution dans le troisième film, ils améliorent le segment de la trilogie le moins réussi. Enfin, sur ce dernier film, certain reprocheront peut être le manque d’émotions lors du décès de certains personnages. Mais dans les romans ces décès sont tout aussi rapides et le lecteur n’a pas le temps de s’attarder sur les morts. Je pense que c’est là un choix de l’auteur, et je trouve important qu’il ai été respecté.  

En conclusion, Hunger Games c’est une trilogie littéraire fabuleuse dont l’adaptation cinématographique est à la hauteur. J’aime autant les films que les livres, car ils se complètent parfaitement l’un l’autre. Un cas rare qui donne de l’espoir pour de futur adaptation !

Bonnes Lectures,

Gaëlle