Et ils meurent tous les deux à la fin, par Adam Silvera

et ils meurent tous les deux à la fin - adam silveraRésumé

” Nous sommes au regret de vous informer que vous allez être frappé par une mort prématurée dans les prochaines vingt-quatre heures. Toute l’équipe de Death-Cast est sincèrement désolée de vous perdre. Vivez pleinement cette journée, ok ? ”

Le 5 septembre, un peu après minuit, Mateo et Rufus reçoivent chacun le funeste appel. Ils ne se connaissent pas, mais cherchent tous deux à se faire un nouvel ami en ce jour final. Heureusement, il existe aussi une appli pour ça, Le Dernier Ami. Grâce à elle, Rufus et Mateo vont se rencontrer pour une ultime grande aventure : vivre toute une vie en une seule journée.

Genre

Contemporain – Young Adult


Ce que j’en ai pensé

Depuis le temps que ce livre fait le buzz sur la blogosphère et sur Instagram, j’avais hâte de le découvrir. Alors dès que je l’ai reçu, je me suis empressée de le lire. Je suis ressortie de cette lecture un peu secouée, un peu déçue mais surtout très émue. Car oui, même si ce livre à le titre le plus spoilant de l’histoire du livre, on se fait tout de même embarquer dans cette histoire. On s’attache à des personnages que l’on sait condamnés dès la première page. Et, évidemment, on ne peut qu’être touché par leur histoire et bouleversé par la fin de ce livre.

Ce que j’ai le plus aimé dans Et ils meurent tous les deux à la fin, c’est le concept et l’histoire. L’idée de savoir avec certitude que la fin est proche est une idée à la fois terrifiante et fascinante. Ce livre insiste beaucoup sur l’idée de vivre sa vie au maximum, sans aucun regret. C’est une idée tellement simple sur le papier, mais si complexe en réalité. Pendant et après ma lecture, je me suis beaucoup questionnée autour de ce sujet. En ce sens, ce roman est pour moi une piqûre de rappel. Nous ne sommes pas éternels et à la fin, on regrette souvent les choses que l’on n’a pas faites.

« Entire lives aren’t lessons, but there are lessons in lives. »

Ensuite j’ai beaucoup aimé la structure de ce roman. Cela peut sembler un peu étrange mais j’ai vraiment trouvé que le livre était très bien pensé dans sa structure. L’heure qui défile au fil des chapitres nous donne un sens d’urgence, et entraîne les lecteurs dans le compte à rebours final de Matéo et Rufus. De plus, l’auteur intègre de multiples point de vu dans ce roman. Cela m’a d’abord surprise mais finalement c’est quelque chose que j’ai apprécié. En effet, ainsi il peut montrer les liens, parfois infimes, qui lient chacun de ces individus. C’est aussi un excellent moyen de faire grimper le suspens.

De plus, j’ai évidemment apprécié Matéo et Rufus, nos deux personnages principaux. Mais je n’ai pas pu me sentir aussi proche d’eux que je l’aurais souhaité (la faute surement à cette journée unique pour les connaître). Cela m’a un peu frustré, et ce manque de connexion a limité l’impact émotionnel du final. Je pense également que la hype autour de ce roman à fortement influé sur mes attentes. Quand cela se produit, une légère déception est souvent au rendez-vous.

« …stories can make someone immortal as long as someone else is willing to listen. »

J’ai tout de même aimé découvrir ces deux garçons. Matéo m’a particulièrement émue, et, des deux, il est très clairement mon préféré. J’ai eu un peu plus de mal avec Rufus, et je pense que cela est très probablement dû à la traduction. En effet, l’ajout constant du mot “wesh” dans le discours de Rufus m’a vraiment posé un problème. Je ne connais pas assez la plume de Silvera pour m’avancer, mais je me demande vraiment si ce tique de langage était présent en VO.

En conclusion, j’ai beaucoup aimé ma lecture de Et ils meurent tous les deux à la fin. Ce livre m’a beaucoup fait réfléchir et m’a touché. Ce n’est peut-être pas un coup de cœur, mais certainement une belle lecture.

↠ Ma chronique de History is All You Left Me d’Adam Silvera

Ma note

4/5


Le point VO/VF

Comme mentionné plus haut, j’ai lu Et ils meurent tous les deux à la fin en français, grâce à la Collection R. Mais si vous préférez le lire en anglais, je pense que la VO est tout à fait accessible. Lors de ma lecture de History is All You Left Me, j’avais trouvé la plume de Silvera fluide et simple à lire pour nous autres français.

Bonnes Lectures,

Gaëlle

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